Désiamanté

Je fus pétrifié
d’un regard diamanté.

A défaut de ne pouvoir aimer,
je fus aimanté
par tes sourires exagérés.

Mon esprit cloisonné
par des murs amiantés
et mon coeur abandonné
aux soubresseaux agités
de ton humeur agacée.

J’ai suivi une cure,
pas une sinécure,
d’arrêter de courir
après mes faiblesses,
j’ai cru mourir.

Ravalement de facade :
j’ai retrouvé coeur à l’ouvrage
entièrement désiamanté,
mon sourire au visage.

Ensachés

bonbons

A peine décapsulé,
le pschitt expulsé,
l’emballage déchiré,
si vite le magazine dévoré.

J’ai faim de boire,
j’ai soif de lire, la vie.

A peine emballé,
le papier cadeau déchiré,
les piles insérées,
si vite le bolide élancé.

Impatient et excité,
je suis tout énervé,
la nuit de Noël.

Mais le plus bon,
ce sont mes bonbons, ensachés,
bariolés, zébrés, colorés,
que j’adore, pour la vie.

Sables

Petits pieds, sur le sable,
regard plissé, sur la plage.

Premières mains, dans le sable,
c’est donc ça, ça colle et j’aime ça,
même dans la bouche, je goûte.

Premières vagues, première écume,
c’est froid et ça chatouille,
et j’aime ça !

Je veux rester dans les bras de ma maman,
ne pas marcher et courir sur le sable plat.

Les patés de sable, ça ne marche pas,
enfin pas bien, alors je creuse un fossé,
avec mon papa.

Sécher les mains,
frotter les pieds,
ramener du sable,
chez moi,
plein de sensations.